samedi 13 juin 2009

anonymée 066


(anonyme, dans la 3e acception du Petit Robert :
impersonnel, neutre)
celle-ci, faite ce matin, à mon insu, après avoir arrosé mes plantes prenant le plein air sur notre balcon…

anonymée 033


anonyme, dans la 3e acception du Petit Robert :
impersonnel, neutre.

J'aime bien ces photos que l'appareil fait tout seul (ici mon portable), sans qu'on s'en aperçoive, à moins que…

mardi 9 juin 2009

Théodore Monod & les animaux

un petit montage avec de pauvres images :
en fait je découvre plus ou moins le mec
grâce aux 2 cds édités par l'INA.

dimanche 7 juin 2009

quarantaine 1>8

en écho et prolongement  de la citation de CB,
un extrait de la Quarantaine d'Anja Schmidt.

vendredi 5 juin 2009

justement

je ne sais pas comment suivre la piste ouverte par ce blog, j'ai l'impression qu'il pourrait mourir à petit feu, comme certaines plantes que j'oublie d'arroser… mais je trouve la situation intéressante, je crois que quelque chose peut exister de ces rebondissements hasardeux, de ces compréhensions parfois illicites, de l'échange sans trop de dangers, mais avec tous les accrocs possibles. merci à celles et ceux qui alimentent, ne serait-ce que de leurs regards, cette chose qui s'appelle l'amateur de plein air. à suivre, donc, si possible…

mardi 26 mai 2009

vingt-trois heures trente huit

et une autre de Ballen pour faire bonne mesure

j'écoute un coffret de Pierre Henry intitulé 8.0.
le deuxième cd contient une pièce de 2007
qui s'appelle Utopia
elle a été créée en hommage à Claude-Nicolas Ledoux
et jouée à Arc et Senans le 7 juillet.
Ensuite on trouve 
Comme une symphonie, envoi à Jules Verne.
Sur le troisième cd
il y a
Histoire naturelle ou les roues de la terre
qui date de 1997
et pour laquelle le livret nous propose ces deux citations :
"les insectes, les animaux et les hommes se ressemblent dans le sens qu'ils naissent, excrètent, se reproduisent et meurent." Schoei Imamura
"l'écologie tend à combler le fossé que l'industrie a creusé entre l'homme et les animaux." Emmanuel Berl
Outre que Pierre Henry ne peut être qu'un maître, au sens où il montre un endroit que personne n'avait vu avant lui, ces deux citations me paraissent rentrer dans l'ordre de nos devoirs vis à vis de ce qui nous échoit.

dimanche 24 mai 2009


C'est marrant, Daniel, j'ai vu sur TV5 Monde ces jours-ci une petite émission sur ce tableau de Jean Fouquet, qui disait que la Vierge avait pour modèle, je ne me souviens plus très bien, Agnès Sorel (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Fouquet#Diptyque_de_Melun) qui avait lancé cette mode du sein découvert.
De mon côté, si je devais décrire le tableau sans le voir, je dirais que le bras droit de l'enfant se lève et que sa main droite vient se poser sur le sein découvert…
Quant au rouge des anges, le mieux serait d'aller voir à Anvers ce qu'il en est dans la réalité, non ?

samedi 23 mai 2009

Il fait encore nuit, je me suis levé, je ne pense pas à vos animaux, je pense à Cendrars. Vous l'avez lu ?
Cendrars, invoquer son nom, j'imagine que c'est un peu comme prononcer celui de Tusitala (le conteur d'histoires) pour les membres de la tribu samoanne, en respect de leur chef, Robert Louis Stevenson, vous en avez entendu parler ?
Cendrars. Blaise Cendrars. Je ne fais pas partie de la tribu des spécialistes, exégètes de l'œuvre de Cendrars, et je le dis amicalement, puisque j'ai le plus grand plaisir à lire leur travaux, et je vous les recommande (comme Brésil, l'utopialand de Blaise Cendrars, sous la direction de la Brésilienne Maria Teresa de Freitas et du Français Claude Leroy), mais je me sens faire partie de cette tribu de lecteurs passionnés, par un auteur, par une œuvre, dans notre cas…C'est marrant, je vous fais passer l'auteur avant l'œuvre. Cela ne tiendrait qu'à moi de faire vivre au plus près de soi celui que l'on imagine entre les lignes ? Je vous avoue qu'avec Cendrars, l'homme intéresse autant que ses écrits, qui semblent lui coller à la peau, contrairement à plus d'un. Si j'ai tout lu de Cendrars ? Vous rigolez ?! Et même si j'y étais parvenu, je serais en train de le relire, comme en première lecture ! Et regardez, j'ai eu plus de plaisir à lire autour de Roussel (Foucault, Caradec et bien d'autres) que le propre Roussel (à part le Roussel du Comment j'ai écrit certains de mes livres) que je trouve fastidieux. Quel rapport avec Cendrars ? Celui-ci, subjectif : l'engagement absolu de Cendrars par rapport à la vie, le désengagement (total ?) de Roussel par rapport à la vie, aux autres.
À voir des portraits de Cendrars, je suis ému, j'ai l'impression de l'avoir croisé, d'être comme un de ses petits-fils (que sa fille me pardonne !)
Je reviens vous parler de Cendrars.

mercredi 20 mai 2009

vm




reçu ce jour un courrier de v.m.
à l'intérieur de l'enveloppe
on peut lire :
"pas d'appareil numérique"
et ces trois images
qui nous recentrent
j'espère…

dimanche 17 mai 2009

plus poreux

je ne sais pas encore ce qui se voit de ce petit assemblage…
je bricole dans l'inconnu, à suivre, donc.

vendredi 15 mai 2009


anse kim concerne, 
je vais tenter une synthèse provisoire
 de ce qui nous emporte,
 à partir de ce qui s'est dit dans les précédents messages.
 Si vous vouliez en faire de même, ça pourrait être drôle et instructif.
à plus,
a

j'en garde un certain nombre qui sont peut-être utile et intéressant pour la suite de notre travail de fabrication d'un monstre nommé "l'amateur de plein air"… des choses plus interpersonnelles et probablement parasitante, mais que serait le plein air sans parasites ?
dites-moi ce que vous en pensez, merci. A tout bientôt sur ces ondes…
je ne sais pas si ceux et celles qui ne se sont pas inscrits ont eu un problème ou pas, répondez-mo là-dessus aussi s'il vous plaît- merci - a.
2 avril 09 : indice 4374 :
http://www.itaucultural.org.br/desertesejo/explica.htm
(je n'ai pas encore réussi…)

bises,
Philib
1er avril 09 :

j'ai un numéro zero.

pas de citations tout en parlant le groupe Magma ? le compositeur du groupe avait inventé une langue ? Je suis toujours proche de patrick Sainton j'ai fait un film sur lui je te l'avais dit ? il y a des petits textes de lui aux éditions autres et pareils à Martigues il a fait différentes expositions avec le photographe bernard Plossu. l''amateur de plein air c'est une idée aussi parce que tu avais suggéré qu'il fallait proposé quelque chose à jmb. Je pense que c'est toi qui tiens le fil "on ira ou tu voudras quand tu voudras "( allusion a la simplicité perdue artpress philippe) pour le moment je m'efforce de suivre , des noms me sont inconus

par exemple le personnage dont Sibona dit que cela va être une source inépuisable de citations Agamben oui saussure et cingria oui pour ma part je lis pour mes cours et en ce moment Verlaine  vm à Marseille 19 heures
31 mars 09 : indice 486 :
"Do infinito, chuva." (De l'infini, pluie.) J. G. R. (attention, Bruno, ce n'est pas qui tu penses !) 

L'Amateur aurait-il aimé, aimerait-il méditer sur une phrase comme celle-là ?

Bonne idée celle de la tête. Et si l'on trouvait des têtes qui auraient été Amateur (bien que ça me fasse penser à quelqu'un qui s'excite à penser que tel ou tel autre ait pu être alchimiste, bien sûr du clan des authentiques, tel qu'il l'entend, mieux que quiconque, tel qu'il l'entend…)
Clan, groupe, appartenance, ce n'est sans doute pas la bonne direction… bien que l'idée de réunion et non d'aggroupement (et sa connotation pré-guerrière).
Bon, vous l'aurez remarqué, je médite pianotant…

Bises,
Philib
29 mars 09 : 
Comme cela fait du bien de vous lire ! " Verlaine préfère le plus souvent mettre en scéne une véritable dissolution de l'être qui se disperse dans le paysage qui l'entoure A partir de l'image initiale s'organise ensuite la dissolution totale du sujet, réduit à n'être plus que l'élément le plus négligeable de ce paysage . A propos de          (   Romance sans paroles) Et je m'en vais

                                                                                                                           Au vent mauvais...
véronique

oui, on trouve d'étranges spécimens dans ces contrées isolées… un certain Ferdinand de Saussure a vécu pas loin d'ici…
comment ne pas s'interroger sur la proximité géographique de certaines manières d'être ?

Certain amateur cherche à faire des liens, à nouer en-semble les éléments. 

Tel autre voit la beauté dans les infinis miroitements du monde. 

Du sarcophage du sens s'échappent des myriades d'asticots. 

A Grenoble, des jeunes gens modernes (!) font une musique savante, leur réunion s'appelle : rien.

l'adpa est occupé par l'absence, de ligne, de pensée. Il est biodiversif, épicène, écosystémique, minorisé et génétiquement modifié, en permanence.

On cherchera à lui faire une tête à cet amateur, non ?

pour plus d'infos sur les images (encore un suisse!), n'hésitez pas à m'en demander.
 
Antoine

28 mars 09 : indice 3333 (pour les enfants ?) :
http://www.unil.ch/unimedia/page31684.html
(d'où la lignite et les œufs de dinosaures à Aix-en-Provence ; c'est ainsi qu'Allah est grand…)
(et ce qui n'a rien à voir avec cela, un docu vu sur TV5Monde sur la sexualité des Suisses vue par les étrangers…)


indice 0081 :
« Charles-Albert Cingria (1883-1954) est un mystère. Rares sont ceux qui connaissent ce poète suisse, plus rares encore sont ceux qui l'ont lu. Sous son chapeau, Cingria a un air malicieux, mais il n'évoque rien à personne. C'est un peu comme si ses oeuvres avaient été rangées dans un tiroir, comme si le temps même avait oublié son nom. Cingria n'est pourtant pas passé inaperçu au cours de cinquante années d'une production éparse. Claudel, le chrétien pointilleux, voyait en lui "un de ces lutins insaisissables de qui on peut toujours attendre de l'inattendu", un "papillon de bibliothèque", ajoutera-t-il plus tard. Cocteau lui emboîte le pas : Cingria est "une phosphorescence qui court"… » 
(voir : http://www.fluctuat.net/livres/chroniques01/cingria.htm)
mais surtout :
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2006/12/11/le-temps-de-charles-albert-cingria.html
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2005/12/03/la-douce-arnaque-de-bouvier.html
entre autre, évidemment…

bibliographie relative de Charles-Albert Cingria (à fouiller…)
Lettres de Charles-Albert Cingria à Sven Stelling-Michaud, Editions L'Age d'homme, 1980.
Bois sec, bois vert, Gallimard, 1983.
Florides helvètes ; et autres textes, Editions L'Age d'homme, (1983) 1997
La reine Berthe, Editions L'Age d'homme, 1992.
Portraits, préf. de Maryke de Courten, Editions L'Age d'homme, 1994
Anthologie de Charles-Albert Cingria, précédée de "Le temps de Charles-Albert" par Jean-Louis Kuffer, L'Escampette éditions, 1995
La fourmi rouge et autres textes, Editions L'Age d'homme, 1995
Lettre au vérificateur des eaux : chroniques, Editions de La Différence, 1995
Les autobiographies de Brunon Pomposo, suivi de, La part des mulots : lecture des "Autobiographies" par Ferenc Rácóczy. Editions L'Age d'homme, 1997
Le parcours du Haut Rhône, ou, La julienne et l'ail sauvage, textes et croquis pris sur la route par Charles-Albert Cingria et Paul Monnier, Editions VP, 1997
Petites feuilles, avant-propos de Pierre-Olivier Walzer, Editions L'Age d'homme, 1997
La grande ourse, Gallimard, 2000
Le carnet du chat sauvage, encres et estampages de Pierre Alechinsky, Fata Morgana, cop. 2001
Nouvelles correspondances de Charles-Albert Cingria, Editions L'Age d'homme, 2001
Pendeloques alpestres, postf. d'Anne Marie Jaton, Editions Zoé, 2001
A propos de la langue esperanto, dite langue universelle, Edition de la Voile latine
Géographie vraie, Editions Fata Morgana, 2003
Pétrarque, avec une notice de Christophe Calame, Editions L'Age d'homme, 2003
Propos animaliers, choisis et préf. par Maryke de Courten, Editions L'Age d'homme, 2004 

Bises,
Philibert

27 mars 09 : je suis assez partant pour les textes ou autres "pas piqués des vers", c'est juste le genre de truc qui me plaît!
en quête de références et de repères anonymes, l'amateur tombe sur les traces d'un autre suisse voyageur, professionnel celui-là, mais amateur d'îles pour le moins…
cette porosité, elle peut soutenir la présence du "chercheur en tant qu'éponge", non ?
Antoine

27 mars 09 : 2 indices de plus:
- photo attachée: c'est peut-être la maison de l'homme poreux. Un amateur de plein air y réside pour sûr.
-texte attaché: pour en savoir plus sur l'homme poreux, lisez ça, mais attention, attachez vos ceintures, c'est pas piqué des hannetons.
 
(Philippe, je suis tenté de faire refaire la couverture/reliure de ces 12 exemplaires car le redoublement de la couve a l'air un peu couillon, mais j'attends d'avoir l'opinion de Mi qui arrive demain)
 
Bibipàtous



25 mars 09 : acheté il y quelques jours une carte postale d'un masque de danse en os de baleine provenant d'Alaska, peut-être une piste pour trouver l'Homo porosus…
Antoine

C'est bien lui!
Bruno

côte à côte deux des neuf cartes postales que j'ai acheté, avec l'aide de Léonard, au musée d'ethnographie lors de ma visite de l'expo sonore sur
Le fonds Brailoiu 
je constate aussi que mon mail contient 333 non lus…
bonne nuit à vous
Antoine

dimanche 10 mai 2009

indice 3369 :
« Les abeilles vivent mieux en ville qu'à la campagne»
Ça alors !
Lire : http://lachaineverte.fr.msn.com/actualites/article.aspx?cp-documentid=16673469

De : v.morand

Objet : Rép :Re : indice 0003…

Date : 17 avril 2009 20:29:30 GMT+02:00


L'amateur aime le papier oui avec odeur oui pour moi aussi, vacances ce soir cet aprem un de mes eléves apres chahut, freehugs intempestif a melanger tous les produits dans le labo de chimie il y aurait pu y avoir de l'ether tu savais que l'ether ca explose ? ce matin avec eux j'étudiais illuminations A Rimbaud "j'ai embrassé l'aube d'été"


Date: Sun, 19 Apr 2009 11:07:50 +0000
From: 
antoine
Subject: l'ouvert (loup vert)

la porosité me gagne… lisant le texte d'intro de Siboune sur "l'animal intérieur", je ne peux plus envisager notre amateur autrement qu'avec une tête de bête! aussi la possibilité d'avoir plusieurs contrées amateures et devenir amateurien, amateurois, ou quoi que ce soit d'autre qui ouvre au rêve. Je relis "l'ouvert" de G. Agamben et vous en parle bientôt. Il faut faire une compilation de nos échanges pour transmettre à Meubou et Daniel et sans doute d'autre, je vais m'en occuper ces jours. Bien le bonjour,


Objet : Rép :l'ouvert (loup vert)

Date : 19 avril 2009 21:29:16 GMT+02:00


l'ouvert ce dimanche mon neveu dans une chambre noire fait marcher son avatar dans des territoires immenses des heures durant la pangée le nom je crois d'un morceau de terre avant la séparation des continents Vm je lis l'ouvert c'est le dernier livre que j'ai acheté et Chatterton de a de Vigny et puis je veux relire les illuminés g de nerval  v.m


De : brunosibona

Objet : Du chien jaune au loup vert

Date : 20 avril 2009 14:08:04 GMT+02:00


Sans oublier le chien de mer que j'ai pris en photo avant de le manger il y a déjà bien des années de cela... Oui, j'ai aussi pensé à commencer à compiler tous ces échanges d'emails. Sans fétichisation aucune, il y a beaucoup de contenu et d'intuitions qui sont véhiculées en ce moment et qui ont besoin d'être préservées, puis développées d'une façon ou d'une autre. Il se dit des choses en ce moment comme on les fait.

A plus à tous, faut que je plonge dans le chaos mistralien de Giono d'urgence.


Bibip


 de : Philippe

Objet : queue d'chien

Date : 20 avril 2009 15:06:12 GMT+02:00


C'est marrant, moi je lui verrais une queue de chien (pour un meilleur équilibre dans la course éperdue au[x] sens) et entre autres hybridités… (cela dit en passant, Antoine, je repense à cette idée de chien pour tes enfants, comme je sais que tu y penses d'ailleurs…) Et vive l'aurnithohrynxque !!!

Lu aussi ce dimanche ta belle préface, ma Brune. J'ai eu cette impression de t'avoir lu plus "humain" que jamais : je veux dire par là que je ne souviens pas d'avoir lu de Bruno Sibona un texte aussi lumineux, aussi rationellement élaboré — je sais, actes d'un colloque oblige à cette "humanité" — ou encore entre d'autres termes, à parler d'hybridité animalumaine, de porosité, dans un mouvement d'ambivalence (qui m'est cher en tant que sujet de réflexion) on se retrouve plus que jamais enfermé (peut-être pas, à méditer) dans la rationalité qui caractérise notre humanité… Mais peut-être faut-il revoir tous ces concepts qui nous font nous différencier de l'animal, quand la rationalité fait sans doute partie du régne animal, voire du vivant, végétal inclus, à un autre niveau qui reste à étudier si ce n'est déjà fait (une autre piste : Théodore Monod qui rage contre le catholicisme qui n'a que foutre de l'animal). Poreux à l'animalité qui nous habite, dans cette vue bi-polaire toute anthropocentrique, mais pourquoi pas poreux à l'inerte (autre bi-polarité à méditer : vivant-inerte — une pierre est inerte à l'échelle humaine, mais un os un peu moins, etc, alors ? à méditer. J'ai toujours en tête cette aphorisme de Nietzsche, dont on se demandera quel est le rapport immédiat avec ce que je bafouille, et qui doit être à peu près ceci (référence à retrouver, indice 0021) : « la vie est une variété de la mort, et une variété très rare ».

Je me demandais aussi quel rapport tu faisais, Bruno, entre le poreux et l'alvéolaire (je pense à Sloterdijk et son intérêt pour la bulle puis l'écume en tant que structure alvéolaire dont nous semblons ne pas pouvoir émerger— tu l'as lu ?)

Et la porosité et apparente fixité du corail, des nids de termites (modèle de circulation et de ventilation idéale dans un édifice social stable), etc ? Ou encore par d'autres mots, il y a-t-il d'autant plus de circulation qu'il y a d'architecture (de réseaux ?) pour en guider les flux — nous y sommes avec cette communication internet ? Je vais relire Deleuze et Guattari…

Enfin, je me suis régalé à lire cette préface, et pas seulement la fin que tu nous recommandes, à partir de la page 20…

Bon, c'est vrai, quand on lit (p. 10) : « vivre par la danse l'animalité en tant que soubassement de l'être humain », on se sent régresser dans la réflexion avec la pauvre animalité écrasée sous le lourd poids d'une grande humanité érigée (seul l'homme est "erectus" dans le règne du vivant ? Et le T-Rex ? ah, ah) 

Cendrars, dans l'idée d'aspiration/inspiration, à propos de Dan Yack et des 2 parties du roman, parle de systole, diastole (contraction, dilatation) mais il s'agit encore d'autre chose…

Bonne initiative, M'Ling.

Merci et bises,

Philib.


bruno

Objet : RE: queue d'chien

Date : 20 avril 2009 16:52:36 GMT+02:00


Tombé sur cet indice perdu dans un article ce matin: "Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde se justifie". C'est du Nietzsche justement, quelque part dans la Naissance de la tragédie.
Bwyngbip

Date: Mon, 20 Apr 2009 19:33:50 +0000
From: 
antoine
Subject: Re : queue d'chien

autant vous le dire, mes désirs d'écriture tournent essentiellement autour de l'animalité. 
j'avais même bien aimé "truismes".
il y a un siècle, j'avais avancé sur un projet "théâtral" qui s'intitulait "être inform&". Il était question que je passe un certain temps dans la cage des ratons-laveurs à la ménagerie du bois de la bâtie, ici à genève. 
je cherchais la place de l'animal, au titre où deleuze justement dit qu'on parle, écrit, au nom des animaux, comme aussi primo levi dit qu'il écrit pour les "musulmans" et tous ceux qui ne témoignent que par leur situation, oubliable à merci et sans merci, car qui ne dit rien consent et tout ce genre de choses.
Peut-être vous refourguer le dossier de cet informe être afin de le verser au dossier… j'avais obtenu toutes les autorisations, un peu de sous, une programmation, etc., pour quoi ne l'ai-je pas fait ? réponse une autre fois…
Quant au texte de siboune, je le trouve très bien aussi, j'aurais quelques menues critiques stylistiques, mais me permettrais-je ?
Et je m'interroge aussi sur la manière progressive d'entrer dans le sujet…
bises et à tout de suite sur les bords du monde,
 

De : v.morand

Objet : Rép :l'ouvert (loup vert)

Date : 20 avril 2009 20:14:27 GMT+02:00


J'ai du mal a être poreuse le sujet resiste " bêtement" 


De : mimich

Objet : RE: Re : queue d'chien

Date : 21 avril 2009 18:49:40 GMT+02:00


Un ange passe et pete...voici ce que l'on trouve ici dans les pieges a souris et dans le ciel qui peut etre aussi bleu que bas... Mix






copieur-colleur

pour copier Daniel, j'ai reçu ça de Louise à Los Angeles,
et ça nous ramène au portrait de l'amateur
qu'il est question de faire…
ce qui n'empêche pas bien sûr d'évoquer les paysages 
qui le définissent. Je commence à faire le commissaire 
à la place du commissaire… mauvais ça, mauvais…
mais en vérité je n'ai pas encore mis en ligne l'ensemble des échanges
et élaborations passées, faut que je m'y remette…
à plus.

vendredi 8 mai 2009

Oui, je pensais à ceci hier soir avant de m'endormir (indice 0066) :
l'outil blog, dans le grand champ d'Internet, dans la petite fenêtre de notre écran, formate notre communication : nous écrivons, court ou non (il y a toujours la possibilité d'un copié-collé), passons une ou pls images (avant d'écrire souvent), une musique (limitée dans le temps), une petite vidéo, tout ça bien cadré ; c'est peu, certes, relativement au fait de se rencontrer en chair et en os, même rapidement à la terrasse d'un café
. Mais je me disais aussi qu'à la terrasse d'un café, la discussion perd son fil, on est distrait par un chien qui passe, on s'absente 3 minutes, une autre personne vient couper le fil de la parlotte, bref on ne dit pas idéalement ce qu'on aurait voulu dire (on se rend compte après coup qu'on aurait pu ou dû dire telle ou telle chose) alors qu'avec son clavier on a l'impression de mieux cerner son propos, qu'aucun interlocuteur ne pertube sur le moment. Différence de réalité (Nicolas Bourriaud — voir indice 1428 — définit à peu près la réalité comme ce sur quoi je peux m'entendre avec un autre : si je dis bleu — mais ce n'est pas l'exemple qu'il prend — vous ne verrez pas de l'orange, bien que ce bleu soit relatif, je sais… bref). Réalité de plein air, le café même enfumé, et réalité de réseau (?), ce blog que nous commençons à fréquenter (le troquet des amateurs ?) J'oubliais, se retrouver au café du coin, ce n'est malheureusement plus évident pour la plupart d'entre nous depuis quelques années, nous contenterons-nous pour l'instant de ce « troquet des amateurs » ?!
Je vous laisse méditer (s'il y a matière à cela)…

jeudi 7 mai 2009


à titre d'essai, et merci pour l'invitation, Antoine, ce nouvel indice…

lundi 4 mai 2009






quelques photos de Daniel à l'attention exclusive des amateurs de plein air

samedi 2 mai 2009

telle est notre matière première


détruire/jeter

23 mars 09


Des quelques naufrages qui ont sculpté la deuxième moitié de ma vie, je suis parvenu à épargner, en vue de travailler au numéro de l'amateur qui devait s'intituler "Détruire/Jeter", quelques revues-modèles que je traîne sans plus savoir qu'en faire depuis longtemps déjà. Comme un écho déformé de ce que je décrivais à l'entrée de Toulon, je trouve ici, dans la banlieue de Genève, une autre enfilade, plus foucaldienne : sur les bords de la Seymaz, qui servait de frontière entre Genève et la France, on a construit l'hôpital psychiatrique (Belle Idée, sans doute une forme d'humour typiquement suisse : une belle suisse idée…) l'hôpital gériatrique (Hôpital des Trois Chênes) et la prison (Chandolon, surnommée la gueule de la baleine, référence plus ou moins claire à Jonas). Il s'agit de mettre les déchets de la société humaine à une distance suffisante d'invisibilité.



j'aimerais beaucoup travailler sur cette ligne-là, je ne sais pas encore comment…

 

Antoine


24 mars

Cela me parait très riche comme ligne de trace à suivre. 

Suis à Londres pour quelques jours, à examiner de examinateurs d'oraux (!!??) et emailerai bientot plus longuement.

un autre indice sous la forme d'une question: Que faut-il faire de l' Amatator humanitas

Bizips


Et sans oublier tous les indices majeurs (pour moi) que fournira le Yu Gen à foison!

Je me recite (de manière un peu sentencieuse à nouveau, certes, mais aussi j'espère bien allumée, ce qui compense):

 

    La réalité dépasse souvent la fiction; et c'est en produisant une fiction à partir de, sur la base de, nos illusions, une fiction qui nous dépasse et nous élimine en tant que, dans la mesure où, nous ne sommes que des sujets illusoires, que nous finissons, paradoxalement, par mieux participer à la réalité.

    Le Yu Gen est le sentiment produit, comme "by-product", résidu hasardeux, dans ce mouvement où le sujet illusoire se voit dépassé, mis sur la touche, "fantomisé", (et devient ce que j'appellerai le sujet poreux, Homo porosus) par ses propres fantomes qu'il crée, et ceux qu'il ne crée pas mais qu'il rencontre par hasard dans ce mouvement, sur ce chemin, de la fictionalisation du soi.


Je pense qu'il faudra déshabiller l'Amatator humanitas jusqu'à arriver à sa "vie nue"...

 

Bizoups du BCBS

au bord du temps



                                 cahier de rien nocturne

Parfait, ce Yu Gen. D'ailleurs, il me fait penser à ce compliment fait à Foofwa par le journaliste du New York Times : "a master of nonchalance in control of his illusion". Tu traduirais ça comment, Siboun ? Ça me fait aussi penser à une chanson d'Einstuerzende Neubauten, Yu-Gung (Feed My Ego) (In English) Feed my ego! Feed my ego! Feed my ego! Let's get more vodka Russian vitamins I think we'll have to go back there I think the guy's already gone to bed Definitely! Never! Draw! Never sleep! All lies! Powdered pleasures! Telephone! Draw! Don't you hear it? A fixed idea darts through the room Riemenschneider carves it on the whorls of my brain dowels itself into my head later on you can hang shelves on it, or Draw! Telephone! But really now, tell me, can't you hear that? Draw! That burns like crazy! Feed my ego! Feed my ego! Feed my ego! I am the whole Chinese people and YuGong can move mountains and everything is important what are we talking about the whole time?Draw! Ssssh! Numb your ideals numb your ideas or simply your teeth in my mouth anyway it's all gone rotten and my nose has direct access to the brain I'm 6 m tall and everything is important I'm 9 m tall and everything is more than important I'm 12 m tall and everything is inconceivable feed my ego!feed my ego! Feed my ego à gogo Draw! I am the whole Chinese people and Yukong can move mountains I am 6 m tall I am 9 m tall I am 12 m tall and feed my ego feed my ego feed my ego tonight! Never sleep all lies Powdered pleasures
S'agit-il du même ?

Et puis, ma part de fiction du jour : on trouve, en Suisse, des éphémérides de diverses tailles, très peu chers, et qui recèlent, au verso de chaque jour, une citation. En date du 23 mars 2009, on peut lire : "Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé. Proverbe africain".

D'accord pour la vie poreuse et nue, quant à l'humaine nature, peut-on penser que l'horreur seule est humaine ?
à plusssss.

a.
Antoine

lundi 27 avril 2009


il doit aussi y avoir en lui une part d'ambivalence sexuelle, une angénuïté qui peut faire croire au désir informe. L'amateur est paritaire, il est épicène sans mise en scène…
on s'y perdra en temps (le pluriel aussi est épicènique) voulus!
la chose même, en somme.

Antoine

De : Philippe
À : Antoine ; Mireille ; Véronique ; Bruno ; Didier 
Envoyé le : Jeudi, 19 Mars 2009, 19h56mn 03s
Objet : 3 indices

indice 0666 :
« Commençons par ne parler de rien,
nous finirons par tout dire. »
Bruno Sibona, citant Eugène Savitzkaya, UFMG, Brésil, le 22 juillet 2002
(voir Eugène Savitzkaya, "En vie", Les Éditions de Minuit, 1994, p. 122)

ind. 0162 :
« Oui, mais je continue de me convaincre qu'il faut en faire (du cinéma). Il me semble que nous sommes peu à éviter soit le cynisme, soit le poids de trop de connaissance. La joie de la découverte n'est pas dans l'époque et ça me manque parce que j'ai grandi dans cette idée de la joie. »
Interview Bertrand Bonello, artpress n° 349, oct. 2008, p. 43

ind. 1428 :
« L'image contemporaine se caractérise précisément par son pouvoir générateur ; elle n'est plus trace (rétroactive), mais programme (actif). »
Nicolas Bourriaud, "Esthétique relationnelle", les presses du réel, 2001, p. 72

dimanche 26 avril 2009

des images de François Morelli, à peine identifiables pour accompagner une pièce sonore de Ernst Jandl et Friederike Mayröcker. Le tout pour illustrer le mot "ambivalence" qui nous est cher, au moins à certains d'entre nous…

                                                         Non lieu, Villa Bernasconi, Lancy (CH)


indice 2187 ;

http://jacbayle.club.fr/index.html


indice 6561 :


« Kublai demanda à Marco :

— Toi qui regardes autour de toi et vois les signes, tu sauras me dire vers lesquels de ces avenirs nous poussent les vents propices.

— Pour ces ports, je ne saurais tracer la route sur la carte ni fixer la date d'accostage. Parfois il me suffit d'une échappée qui s'ouvre au beau milieu d'un paysage incongru, de l'apparition de lumières dans la brume, de la conversation de deux passants qui se rencontrent dans la foule, pour penser qu'en partant de là, je pourrai assembler pièce à pièce la ville parfaite, composée de fragments jusqu'ici mélangés au reste, d'instants séparés par des intervalles, de signes que l'un fait et dont on ne sait pas qui les reçoit. Si je te dis que la ville à laquelle tend mon voyage est discontinue dans l'espace et le temps, plus ou moins marquée ici ou là, tu ne dois pas en conclure qu'on doive cesser de la chercher. Peut-être tandis que nous parlons est-elle en train de naître éparse sur les confins de ton empire ; tu peux la repérer, mais de la façon que je t'ai dite. »


Italo Calvino, Les villes invisibles, Seuil, 1974


OK, je m'y mets aussi, en voilà un de plus, d'indice:

 

HOMO POROSUS    

 

(!!???)


jeudi 19 mars 09

indice 0666 :

« Commençons par ne parler de rien,

nous finirons par tout dire. »

Bruno Sibona, citant Eugène Savitzkaya, UFMG, Brésil, le 22 juillet 2002

(voir Eugène Savitzkaya, "En vie", Les Éditions de Minuit, 1994, p. 122)


ind. 0162 :

« Oui, mais je continue de me convaincre qu'il faut en faire (du cinéma). Il me semble que nous sommes peu à éviter soit le cynisme, soit le poids de trop de connaissance. La joie de la découverte n'est pas dans l'époque et ça me manque parce que j'ai grandi dans cette idée de la joie. »

Interview Bertrand Bonello, artpress n° 349, oct. 2008, p. 43


ind. 1428 :

« L'image contemporaine se caractérise précisément par son pouvoir générateur ; elle n'est plus trace (rétroactive), mais programme (actif). »

Nicolas Bourriaud, "Esthétique relationnelle", les presses du réel, 2001, p. 72


vendredi 20 mars 09

indice 0027 :


Oui, Chers Amateurs,

relativement à cette idée d'expo qui nous turlupine, j'imaginais ces jours-ci un parcours — labyrinthique, en jeu de piste, autre — dans un lieu qui s'y prêterait comme la fameuse villa Bernasconi, pour ses possibilités d'errance en montées-descentes (d'escaliers), ses couloirs, ses pièces diverses, son jardin, etc.

Cette idée de voir les choses (tout ce qu'on a envie de présenter là) lumineuses dans l'obscurité (ou une obscurité relative, comme dans le cas des ballerines de l'escalier sur la photo que tu m'as envoyée, Antoine — voir :

Cette idée de voir les choses, je disais, m'excite bien.

J'entendrais volontiers aussi tout le long du parcours, de la déambulation, des voix (textes lus, dialogues, etc), des musiques (…), des sons (…) peut–être liés aux espaces visités (du genre on entre dans une pièce et on entend « chuttt, c'est ici, etc/ ou Siboun, t'es vraiment un…, etc »

Les sons pour l'expo brésilienne dont nous parlions, Antoine, devraient facilement trouver leur lieu là, tout comme cette expo que je devrais faire dans une autre villa, à Juiz de Fora (ici, au Brésil), ce 2e semestre, aurait à voir avec cette amateria (une histoire de vases communicants ?)


On pourrait penser à un projet sous forme de doc pdf (facile à faire et à présenter) ou sous la forme d'un blog, plus convivial.


Qu'est-ce que vous en pensez ?

Vous dormez ?! J'en suis sûr, j'entends rien !

Bises,

Philibert


Ok pour l'indice 0009 (?) :

cahier de rien.jépigé, ça marche !

D'ailleurs, belle ambivalence si ça brille (pour le moins reste lumineux) dans l'obscurité, 

puisque le scotch en question doit être phosphorescent (oui, je sais je suis chiant avec [entre autre] ces histoires de fluo-phospho ; une des premières ambivalences sur laquelle notre esprit doit se calquer depuis l'aube de l'humanité, le jour (et sa lumière) qui ne va sans la nuit (et ses ténèbres) qui ne va sans le jour qui ne va sans…)

Et ce carnet du rien n'est pas vide ? Est-ce un tout ? Le saura-t-on un jour ? 


ind. 9963 :

« Je ne sais plus combien de fois

j'ai longé ce littoral à partir du Grand Macabou.

Ce que je sais, c'est qu'à la pointe Macré,

un jour de grand vent, dans une clarté éblouissante,

j'ai eu une vision du vide

qui ne m'a jamais quitté. »

Kenneth White, Le Rocher du Diamant, Actes Sud, 2002


ind. 0729 :

Inévitablement, le dégoût selon moi participe de l'enjoyement. J'espère bien lire la suite ...

Bipd'adpa


indice nº ?

archive annexée ("cahier de rien") illisible…

format ? une possibilité de sauver en jpeg ?


ind. 3321 :

« Zioug han, ouf,

juste un œil

ah je vois le nez

ouh putain

et le col de l'amphore

hi… »

Bruno Sibona, Glanfaron, juillet 2008 


indice 0243 :

http://expositions.bnf.fr/japonaises/girard/index.html


17 mars 09

Yes, indeed. Le col de l'amphore !!! Bientôt d'autres (le col du fémur, le col de l'utérus...).

Moi, j'ai pu tout voir du premier coup du rien d'Antoine (!)

Là, je suis sur la rédaction de la préface de Notre Animal intérieur. Après, je descendrai une petite semaine à Londres. Alors, le questionnaire, c'est promis, d'ici une quinzaine. Et très bientôt Les Pyramides sur papier...

Bibitte


à verser au dossier de l'ambivalamat, à suivre donc!

Spaltungen, Ernst Jandl & Friederike Mayröcker

samedi 25 avril 2009




13 mars 09
He! he! et moi je rigole bien...
Je tâcherai de répondre bientôt et j'espère bien que tous les APAs, créatures rhyzomatiques potentielles en recherche de leur "au-delà de l'air" (l'expression est de Giono) autant que de leur au-delà du verbe, essaieront de faire de même.
Philippe, connais-tu un écrivain brézilien de Manaus d'origine libanaise appelé Milton Hatoum?  Altjmed, ça vaut vraiment le coup!
Mon collègue Adriano qui connait un peu la problématique informatique nous conseille également de déposer nos Pyramides.
Continuons...
Bibip


Des nouvelles de l'Aleph , l'Amateur de plein air  au dessus étage 14 du port Antique de  Marseille

J'ai lu, j'ai pris des notes,  je pense pourvoir répondre aux questions, il me faut un délai...
V
14 mars 09
Indice 0369 :
Imre Kertész, Un autre (Chronique d'une métamorphose), Acte Sud, 1999, p. 102 :
"Ni un dieu, ni un homme, ni la société, ni des 'devoirs' malicieusement inventés — seule la présence permanente de la mort devant nos yeux nous oblige à créer."

ind. 1107 :

16 mars 09
quelques bribes en cours d'élaboration, d'élucubration… vais-je déjà m'en dégoûter ?

Antoine

j'ai sans cesse la tentation de faire "quelque chose plutôt que rien", je crois que ça me tient depuis longtemps ; mais la tentation inverse : "pourquoi pas plutôt rien", est toute aussi forte et je dois toujours me résoudre à un moyen terme, une pseudo solution de continuité. 

Avec l'amateur (adpa) j'avais débroussaillé le chemin d'une appropriation-désappropriation collective anonyme. Je cherchais le lieu d'une pensée sans copyright, qui soit à et pour tout le monde et personne, comme les destinataires du Zarathustra de Nietzsche. 

Depuis cette époque (lointaine), le réel n'a cessé de me rattraper, de me dérouter. Toutes mes dérobades n'y font rien, la cruauté du réel s'occupe de mon univers intérieur, de mon jardin secret, de mon hobby, pour dévaster toutes mes plantations, maniaques et symboliques. 
C'est le ras-de-marée mens(TR)uel, presque hebdomadaire, parfois quotidien.

AMBIVALENCE : le TOUT & la RIEN 

Pris dans une ambivalence générique et générative, l'amateur de plein air balance entre l'amour platonien "le désir et la poursuite du tout" et l'éloge de rien (1730). Son portrait, réalisé à la gouache par la prise femelle de Grand Magasin (Pascale Murtin), le montre se saississant d'un cahier griffé des lettres R.I.E.N. Ces lettres ont été réalisées à moitié par hasard à partir de scotch fluorescent servant initialement à marquer des points sur une scène, afin que les acteurs et/ou danseurs puissent se repérer dans le noir. La poursuite du tout, c'est, avant tout probablement, trouver quoi que ce soit beau du simple fait qu'on le ou la trouve. Penser en termes binaires et exclusifs ressemble bien à un être formé à grands coups de cymbales et battements de grosse caisse : ses premières expériences cathartiques se sont faites aux concerts de Led Zeppelin et Deep Purple.

Du côté du tout, on prendra exemple sur les artistes brut, qui créent un monde à leur (dé)mesure

Des quelques naufrages qui ont sculpté la deuxième moitié de ma vie, je suis parvenu à épargner, en vue de travailler au numéro de l'amateur qui devait s'intituler "Détruire/Jeter", quelques revues-modèles que je traîne sans plus savoir qu'en faire depuis longtemps déjà. Comme un écho déformé de ce que je décrivais à l'entrée de Toulon, je trouve ici, dans la banlieue de Genève, une autre enfilade, un peu plus foucaldienne : sur les bords de la Seymaz, qui servait de frontière entre Genève et la France, on a construit l'hôpital psychiatrique (Belle Idée, sans doute une forme d'humour typiquement suisse : une belle suisse idée…) l'hôpital gériatrique (Hôpital des Trois Chênes) et la prison (Chandolon, surnommée la gueule de la baleine, référence plus ou moins claire à Jonas). Il s'agit de mettre les déchets de la société humaine à une distance d'invisibilité suffisante.

on trouve, en Suisse, des éphémérides de diverses tailles, très peu chers, et qui recèlent, au verso de chaque jour, une citation. En date du 23 mars 2009, on peut lire : "Que celui qui n'a pas traversé ne se moque pas de celui qui s'est noyé. Proverbe africain".

Certain amateur cherche à faire des liens, à nouer en-semble les éléments. 
Tel autre voit la beauté dans les infinis miroitements du monde. 
Du sarcophage du sens s'échappent des myriades d'asticots. 
A Grenoble, des jeunes gens modernes (!) font une musique savante, leur union s'appelle : RIEN.
l'adpa est occupé par l'absence, de ligne, de pensée. Il est biodiversif,épicène, écosystémique, minorisé et génétiquement modifié, en permanence.

"l'absentia et la pensée (l'abstantia, l'abscedentia, l'abstractio, l'absentatio et la pensée). L'absentia est le lieu de la pensée. Raisonnements, simulacres, pensées, écrans, phantasmes, images différencient par l'absence."
…" Toute citation est – en vieille rhétorique – une éthopée : c'est faire parler l'absent."
…" Le sens n'est pas ce qu'il signifie, mais il y a du sens : des écrans, des simulacres, des engorgements. Par différenciation sans terme."
… "Le mot réel vient de realis. Realis vient de rem. La res est ce qui est, à la fois la substance et l'acte. L'accusatif de res est rem. La forme accusative a été conservée en français parce que la "chose" est le plus souvent "l'objet" de l'action. L'accusatif rem a donné le français rien. Conformément à son origine "rien" est demeuré huit siècles durant un substantif féminin et a gardé cette valeur jusuqu'aux premières années du XVIIème siècle. Henri IV écrit encore le mot au féminin et au sens de chose. Employé dans des phrases négatives, le mot est devenu un mot négatif ; il devenu un mot masculin. Enfin rien a éliminé le pronom négatif néant."
… "Rem devint rien. Dans un roman du XIIème siècle le héros parle de l'amie perdue. Il dit qu'elle est la “rien“ sur la terre qu'il a le plus désirée.
Marquées du pluriel cette “rien“ désigne les parties impudiques de l'homme : 
"Chacune qui les va nommant
Les appelle, ne sais comment, Boises, harnois, riens, piches, pines."
Prise dans une phrase négative, la “chose“ peu à peu devient “nulle chose“. Quand Aimery de Beaulande écrit : "De ma vie n'est plus riens", ce sont toutes choses qui sont devenues des fantômes de choses. Ce fantôme de la "res" devient la realitas de la res, qui est l'autre du langage, et elle l'inscrit dans le langage sous la forme de rien.
*
Il y a un secret du réel : c'est le rien."


essentiellement tiré du XIIème traité : Le Mot de l'Objet
Petits Traités, Pascal Quignard

Dans une salle de l'université de Lausanne, Giorgio Agamben est venu donné lecture de son dernier essai en remerciement du prix qui lui a été décerné pour son dernier ouvrage "Profanations", dont on parlera abondemment par la suite, si vous le voulez bien. Cet essai s'intitule "l'amitié" et je crois qu'on pourrait versé au dossier la captation vidéo que j'en ai fait (faite?), mais il faut le compresser drastiquement, vous avez une idée du codec à utiliser ?

J'aimerais recontacter les amateurs des numéros existants, participants et/ou sympathisants (pour l'agonie permanente de ce genre d'entreprise), je compte sur votre concours… je n'ai plus de numéro 0, pour les autres j'ai un exemplaire de chaque… à suivre…

Pour les citations, ci-joint le mur jaune le plus spacieux de mon bureau.
Pour le "reste", c'est sur le sol dudit bureau…

Ce XIIème traité, Le mot de l'objet, se termine sur ces trois morceaux-fragments-bouts :
"J'écris pour rêver que les mots ont un sens. La "rien" dit ce qui est entre les jambes des hommes. L'"objet" est une femme qui dévoile une partie impudique d'elle-même, seins ou sexe, et les jette en avant sous le regard des hommes.
*
Ce retroussement est le même qui fait que les lèvres des hommes, en dehors de la faim, sont les seules lèvres animales à se retrousser en l'absence de l'"objet" dans un objectus vide.
*
Le retroussement des lèvres des hommes quand il n'y a pas d'objet a pour nom le rire."