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mercredi 12 janvier 2022

jeudi 17 septembre 2009

Je me levais ce matin avec ton idée, Antoine, de
« trinité toulonnaise : incinération, abattoirs, cimetière,
et la chênoise : psychiatrie, gériatrie et prison.
je crois que ça colle à mon désir esthétique et mental,
est-ce que ça vous parle ? »

Tu peux nous en dire plus ?
Je ne peux me faire à l'idée de commenter un univers, par exemple celui qui a été le notre un certain temps, le toulonnais — désolé Den, mais tu feras le paralllèle avec d'autres, dans l'Est de la France j'imagine — commenter un univers, je disais, que par l'un de ses pôles. Vrai que l'incinération des déchets, à ciel ouvert et dans la ville il n'y a pas si longtemps, ses abattoirs, ses cimetières, ses pierres taillées des remparts et ses pins d'Aleps plantés par les bagnards, sont un pendant, même pour l'enfant heureux qui passait par là, à tous les clichés "estivaux" d'un port (mais de guerre) sur un beau littoral méditerranéen.
Je crois que je n'arriverais pas à parler d'un lieu, où je vis en ce moment par exemple, sans en aborder les 2 pôles. J'aurais le sentiment d'une écriture qui battrait de l'aile, au cas où je ne m'en tiendrais qu'à un seul côté des choses : voilà pourquoi Cendrars m'attire plus que tout : jamais l'envers sans l'avers ou l'inverse…
« ça vous parle ? »

mercredi 9 septembre 2009

trinitruanderie

j'aimerais "rebondir" sur le Christ trinitaire de DD pour relancer la vieille idée du déchet, 
qu'aurait dû être le numéro 5 et qui sera théoriquement le 9, évidemment!
 la trinité toulonnaise : incinération, abattoirs, cimetière, 
et la chênoise : psychiatrie, gériatrie et prison.
je crois que ça colle à mon désir esthétique et mental,
est-ce que ça vous parle ?
je crois aussi que j'aimerais poursuivre la logique éditoriale engagée avec le "23" en 1992…
je pourrais aussi faire du lien avec un petit fascicule réalisé à l'occasion du parrainage du disque 33tours "la convexion des vaincus" et dont le titre était : "foutoir de précisions"… en 1989 !

vendredi 21 août 2009

billé


deux photos de Philippe Billé.
Il me les avait envoyé de Bordeaux en 1984
pour que je les utilise dans le numéro Détruire/Jeter.
Comme il reste toujours à faire,
sur ce terrain en particulier…

samedi 2 mai 2009

détruire/jeter

23 mars 09


Des quelques naufrages qui ont sculpté la deuxième moitié de ma vie, je suis parvenu à épargner, en vue de travailler au numéro de l'amateur qui devait s'intituler "Détruire/Jeter", quelques revues-modèles que je traîne sans plus savoir qu'en faire depuis longtemps déjà. Comme un écho déformé de ce que je décrivais à l'entrée de Toulon, je trouve ici, dans la banlieue de Genève, une autre enfilade, plus foucaldienne : sur les bords de la Seymaz, qui servait de frontière entre Genève et la France, on a construit l'hôpital psychiatrique (Belle Idée, sans doute une forme d'humour typiquement suisse : une belle suisse idée…) l'hôpital gériatrique (Hôpital des Trois Chênes) et la prison (Chandolon, surnommée la gueule de la baleine, référence plus ou moins claire à Jonas). Il s'agit de mettre les déchets de la société humaine à une distance suffisante d'invisibilité.



j'aimerais beaucoup travailler sur cette ligne-là, je ne sais pas encore comment…

 

Antoine


24 mars

Cela me parait très riche comme ligne de trace à suivre. 

Suis à Londres pour quelques jours, à examiner de examinateurs d'oraux (!!??) et emailerai bientot plus longuement.

un autre indice sous la forme d'une question: Que faut-il faire de l' Amatator humanitas

Bizips


Et sans oublier tous les indices majeurs (pour moi) que fournira le Yu Gen à foison!

Je me recite (de manière un peu sentencieuse à nouveau, certes, mais aussi j'espère bien allumée, ce qui compense):

 

    La réalité dépasse souvent la fiction; et c'est en produisant une fiction à partir de, sur la base de, nos illusions, une fiction qui nous dépasse et nous élimine en tant que, dans la mesure où, nous ne sommes que des sujets illusoires, que nous finissons, paradoxalement, par mieux participer à la réalité.

    Le Yu Gen est le sentiment produit, comme "by-product", résidu hasardeux, dans ce mouvement où le sujet illusoire se voit dépassé, mis sur la touche, "fantomisé", (et devient ce que j'appellerai le sujet poreux, Homo porosus) par ses propres fantomes qu'il crée, et ceux qu'il ne crée pas mais qu'il rencontre par hasard dans ce mouvement, sur ce chemin, de la fictionalisation du soi.


Je pense qu'il faudra déshabiller l'Amatator humanitas jusqu'à arriver à sa "vie nue"...

 

Bizoups du BCBS