mardi 19 janvier 2016

rien de personnel

les murs sont mes yeux et mes oreilles

à Marseille, Paris et ailleurs
 


les choses n'ont pas de nom


et si vous les appelez
elles ne viennent pas

lundi 18 janvier 2016

le très merveilleux film hommage à Christophe Tarkos

Film de Katalin Molnar et David Christoffel
pour faire suite
à une conversation avec VM
j'ouvre ici un dossier

derniers mots




Michel Tournier (1924-2016)

“Je t'ai adorée, tu me l'as rendu au centuple. Merci la vie!”

Epitaphe de Michel Tournier, mort le 18  janvier 2016 à 91 ans


Nikos Kazantzakis (1883-1957)

"Je n'espère rien, je ne crains rien, je suis libre."

épitaphe sur sa tombe à Heraklion, Crête

Aldous Huxley (1894-1963)

« LSD, 100 µg, i.m. »

Sur son lit de mort, incapable de parler, il demanda par écrit à son épouse une injection intramusculaire. Elle y accéda et il mourut paisiblement le matin suivant, le 22 novembre 1963. L’annonce de sa mort par les médias fut éclipsée par celle de John F. Kennedy, survenue le même jour, tout comme celle de l’écrivain irlandais C. S. Lewis.

J.M Barrie (1860-1937)

« Je ne peux pas dormir. »

Avant de mourir d’une pneumonie, J.M. Barrie donna les droits de Peter pan au London’s Great Ormond Street Hospital qui continue aujourd’hui à recevoir les redevances.

Oscar Wilde (1854-1900)

« Mon papier peint et moi se battent en duel à la mort. Un ou autre de nous doit disparaître. »

Oscar Wilde meurt probablement d’une méningite, âgé de 46 ans, en exil volontaire à Paris. Ses derniers mots furent prononcés dans une chambre d’hôtel au décor miteux (Hôtel d’Alsace, 13 rue des Beaux-Arts à Paris).

Victor Hugo (1802-1885)

« C’est ici le combat du jour et de la nuit… Je vois de la lumière noire. »

Conformément à ses dernières volontés, c’est dans le « corbillard des pauvres » qu’a lieu la cérémonie. Il est d’abord question du Père Lachaise, mais le premier juin, à la suite du décret du 26 mai 1885, il est finalement conduit au Panthéon.

Voltaire (1694-1778)

« Je meurs en adorant Dieu, en aimant mes amis, en ne haïssant pas mes ennemis, et en détestant la superstition. »

Avant sa mort, il fait venir un obscur prêtre de la paroisse de Saint-Sulpice, l’abbé Gaultier, à qui il remet une confession de foi minimale.

Honoré de Balzac (1799-1850)

« Appelez Bianchon ! Seul Bianchon peut me sauver ! »

Balzac, sur son lit de mort, appela le médecin de « La Comédie Humaine », l’un des 3 000 personnages qu’il avait créés. Ce sont les plus belles paroles qu’un écrivain puisse prononcer en pareille circonstance…

Chateaubriand (1768-1848)

« Quel est ce bruit ? – C’est le canon, on se bat dans Paris. – Je veux y aller ! » 

Chateaubriand mourut pendant les émeutes de 1848.

“Plus de lumière !”

L’écrivain allemand avait parlé du phénomène d’optique avec sa belle-fille la nuit avant sa mort.

Jane Austen (1775-1817)

« Je ne veux rien à part la mort. »

C’est la réponse que donna l’auteur à sa sœur lorsqu’elle lui demanda ce qu’elle voulait.

Anton Chekhov (1860-1904)

« Il y a longtemps que je n’ai pas bu de champagne. »

Sur son lit de mort, Chekhov réclama de la morphine et du champagne à son docteur avant de s’éteindre.

Socrate (-470- -399)

« Criton, nous sommes le débiteur d’Asclépios pour un coq ; eh bien ! Payez ma dette, pensez-y. »

Socrate fut condamné à boire la ciguë pour ne pas reconnaître des dieux athéniens et « corrompre la jeunesse ». Asclépios est le dieu grec de la Médecine.

Frank Kafka (1883-1924)

« Tue-moi ou tu es un assassin ! »

L’écrivain tchèque fut atteint de la tuberculose à 40 ans. Cette maladie fit de ses derniers jours un enfer. Le médecin accéda à sa demande et lui permit de partir sans souffrance.

je ne sais pas comment le dire

dimanche 17 janvier 2016

Si l’on a la passion de l’absolu, écrit Novalis, et que l’on n’en puisse guérir, il ne restera d’autre issue que de se contredire sans cesse et de concilier les extrêmes opposés. Le principe de contradiction se trouvera inévitablement aboli et l’on n’aura que le choix entre une attitude passive ou la décision de reconnaître la nécessité et de l’ennoblir en la transformant en acte libre.

in Grains de Pollen-Blütenstaub, en exergue desquels il précise : 
Amis, le sol est pauvre, il nous faut semer abondamment
Pour n’obtenir que de maigres récoltes.
j'efface tout
..
je recommence

comme disait Samuel


aujourd'hui j'écoute John Frusciante
c'est la Saint Antoine..



jeudi 14 janvier 2016

lundi 1 décembre 2014

résurrection : insurrection


Quand tout ce qui porte le nom pompeux de structure sociale et d’institution - étant cependant quelque chose de bien plus ample et profond - , quand les formes de tout ce qui a été et est se disloquent, se désintègrent et demeurent rongées, quand religions et fois, patries et communautés, états et partis, systèmes et idéologies, familles et mariages se vident de leur substance, comme se vide le homard, pris dans la corbeille du pêcheur, à l’approche du poulpe, quand les écoles et les instituts construisent sans trêve leurs ruines neuves…
Quand tout ce qui est et se fait se trouve frappé du sceau de l’irréalité - sans nullement devenir romantique ou romanesque - et ne cesse d’être pris dans l’engrenage de la représentation; quand rien n’échappe à la théâtralité des habitudes moralisantes et morales « fondées » sur l’habitude morale (et sur quelque puissance encore plus secrète), quand tout succombe à la volonté de positivité, en plein milieu de destructions et de destructutrations des structures (les accords, aujourd’hui nettement discordants, n’ayant jamais été des constructions artificielles); quand les services publics et les formalités officielles recouvrent ce qui, sous les cendres, ne cesse de couver,
alors il ne reste qu’à continuer le jeu - pour ceux qui ne peuvent faire autrement, parce qu’il n’y a pas autre chose à être ou à faire. 
Continuer, en allant de l’avant : sans nervosité excessive et sans fatalisme, continuer à … En anticipant. 
Et toujours recommencer. 
Jusqu’à l’éclatement final et fatal - qui viendra bien plus tard qu’on ne le pense.


Kostas Axelos, Le Jeu Du Monde, 1969

samedi 23 novembre 2013

pour tout ce qui sépare de la "communauté" 
il y a indistinction entre "avoir" et "être"


mercredi 6 novembre 2013

graffiti tags dazibao et autres marquages anonymes et secrets

toute expression graphique publique anonyme

juste quelques exemples pour illustrer un peu le champs couvert
à découvert
tout-e collect-eur-rice bienvenu-e
sans chercher à faire collection pour autant









 
 



deux photos prises à Ajaccio l'été dernier par Véronique M.
fidèle ammatricce :

et quelques autres trouvées à Marseille en 2007 par votre serviteur